UN CONCOURS BIEN ANIME DE SARDANES «  BALLADORES »

C’est Prats de Mollo la Presta,titulaire depuis 1982 de la très recherchée distinction de « Ciutat Pubilla de la Sardana » (la fille ainée, l’ heritière) qui a été choisie en vue d’ accueillir et organiser pour la première fois cette exigeante épreuve publique, sous les frais platanes du Firal. Il ne faut pas oublier non plus que c’est à l’ermitage du Coral, tout proche , que , avec una cobla venue de la ville voisine de Camprodon, fut dansée pour la première fois dans cette haute vallée, dans la deuxième moitié du XIX ° siècle, la forme la plus aboutie de la sardane (dite « longue, » actuellement pratiquée ), issue d’une longue évolution d’antiques ballets et traditions populaires ; et que c’est encore à Prats de Mollo qu’ est ressortie de l’oubli la ronde religieuse et médiévale, la seule à être encore, notamment lors de la Semaine Sainte, exécutée en Catalogne Nord , le Contrapàs, (voir par exemple, sur ce volet Actualités du site, aux mois de juillet et aout 2016).

Il s’agissait donc certe fois ci de decerner un prix , parmi six compositions soigneusement trièes, à la meilleure et récente sardane, de celles dites «  balladores » (c‘est à dire pour « danser », ce qui les differencient du repertoire plus épuré des sardanes dites « de concert », destinées plutôt à une écoute attentive), toutes entrainées par les sonorités des « tenores » et » tibles »  de la très apprécieé cobla « Tres Vents ». C’est sous le regard strict et objectif d’un jury d’experts, avec à sa tête le President de la Federation Sardaniste du Roussillon, que les sardanistes et le public ont voté, en raison de leur qualité musicale et esthétique, pour « la Tour du Mir » de Jordi Paulu (1° prix), « Prats en Festa » de Lilain Perez (2° prix ) et « Un any jà » de David Pigassou (3° prix).

La cobla Tres Vents

Le Jury

les rondes de « balladors »

(photos JF Pompidor)

LA CONFRERIE DU « COSCOLL » S’ELARGIT

S’il est une plante qui n’a pas – pour le moment en tout cas – à craindre une contamination chimique par les produits phytosanitaires, phytopharmaceutiques et pesticides, c’est bien le COSCOLL (ou angélique sauvage »,ou « herbe aux anges »), ombellifère familière des sources et des torrents de haute montagne, et abondante dans les recoins humides de ce haut de vallée. Outre ses vertus médicinales (pour les maladies de poitrine et les maux d’estomac), ses tiges creuses, craquantes, légèrement et savoureusement amères, font le régal des gourmets qui les assaisonnent à leur gout ; le plus souvent excellents cueilleurs de champignons, et donc marcheurs sinon même grimpeurs, les amateurs de cette salade sauvage n’hésitent pas, de juillet à septembre , à franchir crêtes et vallons pour les dénicher, en prenant bien garde de ne pas les confondre avec la si ressemblante mais vénéneuse cigüe.

C’est dans le cadre de cette activité aussi gastronomique que sportive que,au cours des journées « O phyto », cinq Pratéens , dont le Maire de la commune, ont été intronisés « membres de la Confrérie des Coscolls », (qui fédère les promoteurs des produits du terroir et du territoire), recevant en cette solennelle occasion,mais avec humour et dans la bonne humeur, tablier, baratine, et diplôme de confrère.

la cellule pratéenne de la Confrérie (photo JF Pompidor)