LA FETE VOTIVE DE DEUX SAINTES

Comme l’an passé (voir ARCHIVES 17 et 18/7/2015), la Fête principale de Prats de Mollo (la FESTA MAJOR) en l’honneur de ses Saintes Patronnes Juste et Ruffine s’est déroulée selon la stricte tradition.

– le matin, grand-messe chantée en catalan, suivie, sur la place la plus antique de la Cité de la danse (masculine) du Contrapàs pratéen ,dit d’EL DIVINO ( de source religieuse et médiévale, à l’origine également chantée par les exécutants).. S’enchainent alors, toujours au son de la « cobla » la première série de sardanes de la journée, clôturée par une dégustation publique de muscat catalan servi, très frais à l’ombre de platanes entourant la fontaine voisine « del Verger ».

– à midi, dégustation des produits locaux sur le « Carrer de Missa » (au pied des marches de l’Eglise), avec musique catalane et prestation de l’harmonieuse colla sardaniste « Costabona». Puis reprise jusqu’à la fin de l’après-midi des sardanes publiques, cette fois ci sous les ombrages du Foiral en bas de la ville. Enfin le soir concert de musique catalane sous les hautes voutes de l’Eglise gothique

(1) le contrapàs sur la plus haute place de la Cité

LES CONFERENCES DU CYCLE « LLIBERTAT » AU MOIS DE JUILLET-

UN GESTE GENEREUX DANS UNE PERIODE TROUBLEE, ou la « MATERNITE D’ELNE »

Le cycle de conférences inclus dans le programme global « Llibertat » a commencé le 15 juillet par une intervention de Serge Barba sur cette institution philanthropique créée à Elne , dans laquelle il est lui-même né, créée par des associations humanitaires (américaines, françaises et suisses) , animée par une jeune institutrice suisse Elisabeth Eidenbenz ,(titulaire de la Médaille des Justes) et fermée par les Allemands au mois d’avril 1944..Cette maternité a accueilli près de 6OO enfants, de 22 nationalités différentes (dont les mères, allant ou venant d’accoucher, étaient des réfugiées espagnoles, puis juives et , tziganes, fuyant les persécutions )

LES GUERILLEROS DE LA GUERRE CIVILE D’ESPAGNE

Le 21 juillet C’est Christian Xanxo, spécialiste de cet épisode peu connu de la Guerre civile espagnole, aux rares archives, qui nous a fait découvrir « ces réfugiés espagnols entrés en France lors de la Retirada, issus des rangs des différentes fractions de Républicains (communistes, anarchistes et autres) », que le Régime de Vichy a poussés vers le maquis, ou vers l’aide au passage de frontière, les sabotages, ou l’attaque de convois allemands (après 1942) pour le compte des Forces Alliées (ils ont aussi participé la bataille de Valmanya au pied du Canigou en août 1944) A la Libération, beaucoup d’entre eux ont en vain espéré pouvoir repartir à la reconquête de l’Espagne franquiste

UNE MILITANTE ANARCHISTE, Frederica MONTSENY,

le 28 juillet, JL Gambier, son petit-fils nous a présenté et commenté le documentaire biographique de cette héroïne emblématique du mouvement anarchiste , Frederica Montseny, et figure incontournable de la lutte antifranquiste, devenue membre du Gouvernement de la République à Madrid, , et décédée en France,

 

Serge Barba

Serge Barba

 Christian Xanxo (photos JF Pompidor)

Christian Xanxo (photos JF Pompidor)

SORTIE DE LA REVUE COSTABONA NUMÉRO 5

ET DE CINQ POUR LA REVUE COSTABONA

Cette année encore, l’association Velles Pedres i Arrels ajoute, à ses diverses activités patrimoniales, la publication d’un autre numéro de sa revue d’Histoire et de Culture populaire, COSTABONA. Abondamment illustré de vues souvent rares, enrichi de témoignages peu connus, il recouvre une large gamme de thèmes s’étageant sur tous les niveaux de cette vallée escarpée et de sa cité millénaire, et dévoile de nombreux aspects de sa vieille histoire économique, sociale, religieuse et festive. Ainsi se poursuit pour cette association de sauvegarde du patrimoine, la mission qu’elle s’est fixée de faire connaître les traces aussi multiples que diversifiées du passé de cette région encore peu explorée, et qui a conservé tout au long de son histoire un caractère bien accusé. Ce numéro 5 a été, dans le cadre des fêtes traditionnelles d’été de la Cité, présenté au public, et est mis en vente dans les librairies de la ville, ainsi que dans les principaux points de diffusion de la culture catalane à Perpignan.

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OUVERTURE SAISONNIERE DE LA GALERIE CHAMBON

C’est toujours avec le même plaisir que ,comme chaque année, Prats de Mollo voit s’ouvrir en cette saison la salle d’exposition des artistes pratéens, les frères Chambon -« expatriés » le restant de l’année- , le sculpteur Eric et le peintre Jaqe,, dont les œuvres paraissent se correspondre entre elles , homme et bêtes, contemporains ou mythologiques , avec toujours le clin d’œil amical et complice pour la Fête de l’Ours et ses acteurs

Jaqe et Eric : une  ouverture   très attendue

Jaqe et Eric : une ouverture très attendue

une œuvre «  fétiche »                                                                                      (photos JF Pompidor)

une œuvre «  fétiche » (photos JF Pompidor)

 

UN RETOUR AU TEMPS DE VAUBAN

Très visité, et particulièrement en saison estivale, fleuron du patrimoine de la Cité, le Fort Lagarde, qui surplombe la cité, a longtemps protégé, à quelques lieux à peine de la nouvelle frontière issue du Traité des Pyrénées de 1659, la ville de Prat de Mollos, – qualifiée elle-même, selon Vauban, de « porte et entrée » du Vallespir, débouchant sur la Roussillon et la Méditerranée. La vocation définitive de cette forteresse,, après son désarmement puis sa privatisation s’est concrétisée par son acquisition par la Commune, puis son ouverture au public en 1996.

Propice à de fidèles reconstitutions historiques, le Fort Lagarde est également, depuis lors ,le théâtre de spectacles vivants, et auxquels les visiteurs sont invités à participer, permettant une meilleure appréhension de son histoire, de son rôle stratégique, de l’entrainement militaire et de la vie de garnison de l’époque, avec démonstrations d’ armes blanches et à feu, tirs au canon, et dressage de chevaux.

( Voir : sur la revue Costabona n° 2 -2013 : « de l’abandon à la restauration du Fort L.agarde au XX° siècle, de Cristelle NAU /sur le même numéro, la présentation de : « Prats de Mollo, de la ville royale catalane à la ville de garnison française » de Jordi COLOMER/ sur le n° 3-2014 de ladite revue, la présentation de : « Prats de Mollo, la place Militaire du Haut Vallespir », de Jordi COLOMER /sur le n° 5-2016 toujours de la même revue, : « Prats de Mollo en 1679 d’après le Mémoire de Vauban, », d’Alain AYATS)

1 Photo Jacques Miot

OUVERTURE AU PUBLIC DE L’EXPOSITION « LLIBERTAT ! ! »

L’exposition « LLIBERTAT » organisée cette deuxième année encore par Patrick Lluis à l’école primaire dans une suite de salles de classes, a été inaugurée par la Maire de la Cité. Portant sur la Guerre civile d’Espagne et la Retirada, elle présente cette fois-ci encore plus de 2000 documents et objets, des originaux souvent et des témoignages rares de cette douloureuse période dont Prats de Mollo a , on le sait , étroitement pris sa part du fait de sa position frontalière. Cette année elle s’est enrichie de pièces photographiques inédites, prises par des Pratéens inspirés, André Alis et Antoine Caillet.

Le rappel de ces évènements tragiques ouvre cet été à Prats de Mollo une belle série de manifestations culturelles sous la forme de sept conférences avec projections, qui doit se clôturer au mois de septembre par une imposante rencontre fraternelle entre autorités culturelles et politiques des deux versants de nos Pyrénées communes, pour une « déclaration de fidélité au peuple catalan et à ses valeurs de liberté et de solidarité » (« Fidelitat al nostre poble »).

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Le Contrapàs de Prats de Mollo à OSONA

Une vivante manifestation du passé

C’est récemment, chez nos voisins d’outre- frontière mais de traditions si proches, qu’a été une fois de plus mise en valeur une des plus emblématiques richesses patrimoniales de la Haute Vallée du Tech, le contrapàs de Prats de Mollo, dit aussi « parcigolenc », sauvé de l’oubli par le Foment de Prats de Molló (els Amics de la Saradana ) et qui ne manque pas, à chaque représentation, d’impressionner et d’émouvoir le public, qui l’exprime par ses applaudissements fournis.

C’est la Comarca d’Osona, près de Vic, qui dans le cadre du X° anniversaire de l’aplec de Sant Pere de Casseres,qui a tenu à intégrer, dans son riche programme de danses traditionnelles, colorées et virevoltantes ,accompagnées par la cobla Ciutat de Girona, ce témoignage vallespirenc, dit aussi « el Divino », de pratiques religieuses médiévales, dont la solennité et le recueillement ne dépareillaient pas, dans ce site exceptionnel, avec la splendeur du cadre, un monastère de la fin du XI° siècle, juché sur un étroit promontoire dominant de ses falaises vertigineuses un spectaculaire méandre du Ter.

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« sur la parvis du cloître préroman »